Au décès du propriétaire d'un véhicule, sa carte grise ne peut pas être conservée en l'état : le véhicule entre dans la succession et sa situation administrative doit être réglée. Selon que les héritiers décident de le garder, de le vendre ou de le détruire, les démarches diffèrent — et un délai de trois mois change tout. Ce guide fait le point.

Les trois options pour le véhicule

Au décès du titulaire, les héritiers disposent de trois possibilités :

Le choix retenu détermine les démarches à accomplir, et notamment s'il faut ou non passer par une carte grise au nom d'un héritier.

La règle des trois mois

C'est le point décisif. Si les héritiers vendent ou détruisent le véhicule dans les trois mois qui suivent le décès, ils n'ont pas besoin de faire d'abord établir la carte grise à leur nom : la cession se fait directement, avec la carte grise du défunt barrée et un certificat de cession signé par l'un des héritiers.

En revanche, pour conserver le véhicule, ou pour le vendre plus de trois mois après le décès, l'établissement d'une carte grise au nom d'un héritier devient obligatoire.

Tant que la carte grise n'a pas été régularisée, le véhicule ne doit pas circuler au nom du défunt. Rouler avec un certificat d'immatriculation non à jour expose à une amende en cas de contrôle.

Conserver le véhicule : la démarche et les pièces

L'héritier qui garde le véhicule effectue un changement de titulaire au titre de la succession. La démarche se fait en ligne, sur le site de l'ANTS, via le téléservice dédié aux véhicules hérités — la connexion s'effectue par FranceConnect ou France Identité. Il faut réunir, en copie numérique :

Comme pour tout changement de titulaire, un contrôle technique en cours de validité est par ailleurs exigé pour un véhicule de plus de quatre ans.

Qui peut devenir titulaire ?

La personne qui reprend le véhicule dépend de la situation familiale :

Les deux cas les plus fréquents font l'objet d'un guide détaillé : la carte grise après le décès du conjoint et la carte grise d'un véhicule hérité.

Combien coûte la carte grise après une succession ?

Établir la carte grise au nom de l'héritier est un changement de titulaire : le coût se calcule comme pour n'importe quel changement de titulaire — la taxe régionale (puissance fiscale × cheval fiscal de la région) augmentée des taxes fixes. Le montant dépend donc de la puissance du véhicule et de la région de l'héritier ; le détail du calcul figure dans le guide des prix de la carte grise.

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Pour aller plus loin

Questions Fréquentes

Que faire de la carte grise quand le propriétaire d'un véhicule décède ?

Le véhicule entre dans la succession. Les héritiers peuvent le conserver (carte grise établie à leur nom), le vendre ou le donner, ou le faire détruire.

Quel délai pour refaire la carte grise après un décès ?

Pour conserver le véhicule, la carte grise doit être établie au nom d'un héritier. Pour le vendre ou le détruire, cette étape n'est pas nécessaire si l'opération a lieu dans les trois mois suivant le décès.

Quels documents pour une carte grise de succession ?

Le formulaire Cerfa 13750, la carte grise originale, une pièce d'identité, un justificatif de domicile, et une pièce justifiant la qualité d'héritier : attestation notariale, acte de notoriété ou certificat de décès avec attestation des héritiers.

La carte grise après une succession est-elle gratuite ?

Non. Il s'agit d'un changement de titulaire : son coût se calcule sur la puissance fiscale du véhicule et le tarif de la région de l'héritier.

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